Sans sa piste, le Quimper Athlétisme souffre mais s’adapte

Sans sa piste, le Quimper Athlétisme souffre mais s’adapte

Du Likès à Pont-l’Abbé, les responsables du Quimper Athlétisme n’ont pas ménagé leurs efforts pour trouver des solutions et poursuivre les activités du club pendant les travaux de la nouvelle piste de Penvillers.

Eugène Ma Gloire – Président

« Ce bureau, il va nous manquer », confie Moïse Eugène, le président du Quimper Athlétisme. C’est dans ce petit local situé sous la tribune du stade de Penvillers, qui va être très prochainement détruite, que le responsable du club quimpérois a reçu tout au long de la journée, samedi 3 septembre, les adhérents pour la saison sportive 2022-2023.

« Pour l’instant, la rentrée se passe correctement. Mais on a quelques appréhensions. Au niveau du nombre de licenciés, on est un peu en retard par rapport à l’année dernière », indique le dirigeant du club qui comptait, la saison dernière, 523 sportifs.?

Des entraînements au lycée Le Likès

Mais au-delà de cet aspect comptable, le Quimper Athlétisme doit faire face à une problématique de taille. À partir du 7 novembre, le club va devoir faire ses adieux à Penvillers en raison du lancement des travaux de la cité sportive et de la nouvelle piste d’athlétisme. Ce qui va compliquer grandement la rentrée des athlètes quimpérois. « Mais on a tout fait pour ne pas laisser nos adhérents en plan », souligne Moïse Eugène.

En concertation avec la mairie, les responsables du club ont trouvé des solutions temporaires pour remédier à l’absence des infrastructures le temps des travaux. Pour une partie de leurs activités, ils vont, ainsi, déménager à seulement quelques mètres, sur la piste située juste derrière la tribune. Une piste qui a, toutefois, nécessité quelques travaux car elle n’avait pas été utilisée depuis bien longtemps.

« Pour les 6-14 ans, on va se rabattre au lycée Le Likès. Mais au lieu d’avoir deux jours d’entraînement par semaine, il n’y aura plus que le samedi », continue Moïse Eugène. Concernant les cadets et les autres catégories, la délocalisation sera bien plus lointaine. Direction Pont-l’Abbé et Plonéour-Lanvern où les Quimpérois se partageront les pistes avec les clubs locaux.

Il va nous manquer des infrastructures

« Le plus compliqué, ça va être pour le demi-fond. On nous avait proposé le stade de Kermoguer mais il y a des problèmes d’éclairages. L’hiver, c’est compliqué. On va alors se rabattre sur le Corniguel, le halage et le Moulin-Vert ». Des solutions clairement pas idéales mais nécessaires pour la poursuite des activités du Quimper Athlétisme dont les locaux administratifs seront transférés dans le bâtiment Lennon, à Penvillers.

« Il va nous manquer des infrastructures cette année, c’est sûr. Mais c’est mieux que rien », poursuit Moïse Eugène qui se montre néanmoins inquiet concernant l’aspect financier. « Ces changements, cette année, ça va nous coûter cher. Pour se rendre à Pont-l’Abbé, on a dû acheter un minibus. Et il y a le prix de l’essence avec tous les allers-retours chaque semaine. Il va falloir que la mairie nous aide car au bout d’un moment, on ne pourra plus assumer », indique-t-il.

Une très belle piste

« Il faut aussi savoir qu’au club, tous les entraîneurs sont bénévoles, ils font autre chose à côté. Un entraînement, ça dure deux heures. Là, avec les déplacements, ça prendra désormais trois heures. Pour les familles, ça va être aussi plus compliqué », poursuit Moïse Eugène, impatient de pouvoir s’entraîner la future piste d’athlétisme qui devrait être prête pour le mois d’octobre 2023 et dont le coût des travaux est estimé à 2,81 M€ HT.

« On va avoir une très belle piste. C’est un très beau projet. On va passer de six à huit couloirs. Et elle va être toute bleue », s’amuse le responsable sportif. Une piste qui devrait permettre au club quimpérois d’enfin pouvoir accueillir des compétitions nationales. Seul point négatif ? « Ce qui va être le plus long et le plus embêtant, c’est l’absence de tribune. Les travaux vont mettre plus de temps. Et on a besoin d’une tribune », note encore Moïse Eugène. La livraison de celle-ci est prévue pour 2027.

(Source Le Télégramme)

Bruno Prioux

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